Menu
bergounhoux bergounhoux

Ma démarche se situe dans la lignée du cinéma direct. Celle de rendre la parole trop souvent dérobée au sujet filmé, lui restituer sa respiration propre et ses complexités. C’est également apprendre sinon à s’effacer, du moins à se mettre au service, en recherchant la place la plus pertinente, à définir son point de vue, à situer son regard.

 
Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Nanguey Handey, le soleil de nos jours




A Markoye, village enclavé au cœur des dunes du sahel burkinabè, l’heure est à la modernité. Les dromadaires observent les motos chinoises faire la parade. Les téléphones cellulaires prolifèrent à l’abri des concessions ancestrales. L’électrification est en cours, et l’Internet est l’objet de tous les fantasmes.

C’est à travers les portraits et les interrogations d’habitants du village devenus acteurs de la globalisation, chronique d’une modernité annoncée, et se retrouvant brutalement face à la remise en cause de tout un quotidien de traditions ancestrales, que nous est tendu ici un miroir nous renvoyant à nos propres questionnements. Est-elle si libératrice que cela cette modernité uniformisée et ne porte-elle pas en elle les germes de sa propre aliénation ? Et comment parler débit de modems quand l’eau fait défaut ?

Un film écrit et réalisé par Didier Bergounhoux
Durée : 52 mn
© 2013