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Ma démarche se situe dans la lignée du cinéma direct. Celle de rendre la parole trop souvent dérobée au sujet filmé, lui restituer sa respiration propre et ses complexités. C’est également apprendre sinon à s’effacer, du moins à se mettre au service, en recherchant la place la plus pertinente, à définir son point de vue, à situer son regard.

 
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Didier Bergounhoux



Réalisateur - Photographe


Documentariste et photographe, Didier Bergounhoux s’intéresse à la narration et à l’image capable de la soutenir et de la questionner. Sa rupture, il y a une vingtaine d’années, avec son activité dans la photographie et le cinéma commercial s’inscrit dans la volonté d’un retour au réel et à l’engagement, qui trouvera d’abord à s’exprimer en Afrique de l'Ouest dès 1995.

CONTACT
didier@bergounhoux.com
Tél. +33 (0)6 61 51 83 69

Biographie

Auteur d’un premier documentaire sur les tirailleurs sénégalais (La Reconnaissance, 2005, qu’il écrit et coréalise avec Claude Hivernon), diffusé par France Télévisions, il est immédiatement frappé par la manière dont les questions soulevées par les rapports Nord-Sud s’incarnent dans des corps et des lieux. Il réalise dans cette veine plusieurs documentaires sur les questions logistiques, politiques et culturelles liées à l’eau. L'Or bleu, ressource ou marchandise ? (2006), largement diffusé (plus de 800 projections en festivals, réseaux associatifs et à la télévision) et primé au FIFEN de Niamey 2008, Rencontres Eau et Cinéma d’Istanbul 2009.
Il y confronte les solutions locales aux ambiguïtés des décisions internationales. Au-delà de l’eau (2007), diffusé sur TV5 Monde, également primé à Niamey et au Festival du Havre en 2012, plonge au cœur de la vie quotidienne des villages autour du forage de Debanga au Sahel. Un fleuve et des hommes (coréalisé avec David Helft en 2009) diffusé sur TV5 Monde pose la question du déplacement des populations du fleuve Niger en prévision de la construction de trois barrages.

Il réalise aussi deux courts-métrages de sensibilisation à destination des associations et des populations locales : Les légumes du désert (primé au festival de Verviers 2012) diffusé par TV5 Monde et la RTBF, sur la construction d’une mare artificielle destinée à l’accès à l’eau et à l’irrigation des cultures maraîchères ; Suka Feto (L’enfant et la mare), (primé au Festival Eau et Cinéma de Marseille 2012, édité en coffret DVD par l'Agence française de développement, le SIE-Canada) une fiction qu’il écrit, entièrement interprété par les habitants du village de Markoye en Fulfuldé, l’une des langues vernaculaires du Sahel, pour lutter contre la bilharzioze, une des maladies liées à l’eau.

L’acuité du regard de Didier Bergounhoux s’exprime dans le choix des cadrages, dont témoignent aussi les nombreuses éditions de livres et expositions de photographies issues de ses séjours en Afrique. Sa première formation dans le domaine de la psychiatrie le rend attentif au vécu individuel et aux expressions des visages et des corps. Il consacre ainsi plusieurs court-métrages à des portraits : au feu Halidou Maïga (Djanta Halidou, 2011) multi diffusé sur TV5 Monde, primé au Festival Quintessence au Bénin 2012, Terra di Tutti en Italie 2011, qui médite à la fin de sa vie sur le devenir du Burkina Faso sahélien face à la modernisation ; à une jeune coiffeuse (Fati coiffure, la petite maison aux grandes idées, 2012) dont le singulier statut au cœur d’un village du Sahel aux frontières du Mali, du Niger et du Burkina Faso pose la question des tensions entre aspirations à la modernité, tradition et religion.

Toujours en prise avec l’actualité, sans céder aux poncifs, Nanguey Handey, le soleil de nos jours (2013) poursuit cette réflexion sur la modernisation africaine en suivant Ahmadou dans son projet de création d’un centre informatique, du village de Markoye à la métropole de Ouagadougou. Les interrogations des habitants du Sahel résonnent encore une fois dans les contrastes visuels du paysage, dans la coexistence des activités traditionnelles et des usages modernes.

Les documentaires de Didier Bergounhoux cherchent moins à asséner des vérités qu’à révéler la complexité des situations et à saisir nos doutes, notamment quant à l’engagement humanitaire et politique. Tel est encore le cas de J’ai rêvé d’un autre monde (2010), qui retrace les difficultés rencontrées par le vaste projet d’échanges solidaires entre les compagnons de la communauté Emmaüs de Lescar-Pau et des paysans du plateau Mossi au Burkina Faso, et de Charlène s’engage (2013), qui capte les espoirs et les déconvenues d’une jeune étudiante française de 23 ans au fameux Sommet de la Terre de Rio+20 en 2012.

Son dernier film pour France télévisions (2016), « Amérindiens Wayanas, un peuple entre deux mondes » témoigne de sa volonté de s’entourer d’universitaires et de chercheurs pour étayer scientifiquement son point de vue.

Cette nouvelle orientation continentale en Amérique du Sud est l’objet de ses prochains documentaires, « Travailler joli pour le clair de lune » et « Guéris soient-ils » qui continuera d’explorer le regard que nous portons sur les cultures « étrangères », ainsi que nos recherches de solutions individuelles et collectives, cette fois-ci dans les domaines de l’économie solidaire pour l’un et de la guérison pour le second.